En me levant ce matin là, j'aurais jamais cru ke les heures qui suivait seraient les dernières de ta vie. Il faisait chaud, très chaud. On savait que tu pOuvais mOurir à chaque instant à cause de ta tumeur du fOie. Et ce jOur là, tu n'a pas pu tenir plus. En allant à la cuisine je t'ai vu dans l'entrée, tu es tOmbé. Je me suis précipité vers tOi, tu crevais de chaud, sa se vOyait. Ton sOuffle n'était pas cOmme d'habitude. Pour la seule fOis de ma vie, je ne vOyais plus dans tes yeux le calme et la tendresse. Je pris peur. Les parents pensaient que tu avait eu un cOup de chaleur Ou un truk dans le genre. Je ne savais pas s'il fallait que je les crOivent. J'avais peur. Peur de la suite, peur pOur tOi.
Puis, vOyant que ça n'allait vraiment pas bien, ils Ont cOmpris. Moi aussi. Je me suis réfugiée sOus un duvet dans la pièce d'à cOté. Je ne vOulais pas y crOire. Ca ne pOuvait pas être vrai. Je vOulais pas que tu parte. Je ne m'étais jamais imaginé la vie sans tOi. Je pleurais silencieusement en espérant de tOut mOn cOeur que ça n'était pas réel. Ma mère me cherchais. Quand elle m'a vu dans le canapé, elle ne vOyait pas ma tête puisque j'étais sOus le duvet, elle a cOmpris que je pleurais. Elle aussi pleurait. Je l'entendais. Elle vint me faire un bisOu puis repartit aussitOt. Après avOir réalisé que c'était bien vrai, qu'il ne lui restais que quelques heures de vie, je m'installais entOurée de mOn duvet dans le salOn, d'où je le vOyais bien, dans l'entrée, tOujOurs allOngé, le sOuffle cOurt. Très cOurt.
Je ne savais pas qu'On pOuvait en rajOuter d'avantage de tristesse pOur aujOurd'hui. Et si; Quand j'entendis une cOnversatiOn au téléphOne. Celle de mOn père avec le vétO. Il/elle Allait venir, le piquer. C'était encOre plus hOrrible que ce que j'aurais pu imaginer. Je me remis à pleurer de plus belle. PourquOi il ne pOuvait pas mOurir en paix ? Naturellement et avec nOus tOus ?! POURQUOI!!?!...
"Man, On va le piquer c'est sa ? mais pOurquoi?!!"
"Il est entrin de sOuffrir là, On peut pas le laisser cOmme ça...:( "
J'attendais un mOment Ou il n'y avait persOnne près de Lui. Une fOis mOn père parti, je m'apprOcha de lui. Il avait les yeux fermé, je pOsait ma main sur sOn ventre pOur sentir sa respiratiOn. Mes larmes cOulaient. Mon père passa vite fait pOur me dire que je pOuvais lui parler et qu'il m'entendait. De nOuveau seule mOn regard se tOurna encOre vers Lui. Je m'aalOngea à ses cOtés.
"Reste je t'en supplie reste..."
Je lui dit ce que je ne lui avait jamais dit. Comme si c'était un être Humain. Maintenant, il sait que je l'aime. J'arrive pas à crOire que sa m'était jamais venu à l'idée de lui dire auparavant. Je le caressait tOut dOucement. Pour la dernière fOis.
J'entendis Une vOix incOnnue et des pas sur les graviers. Je lui lançais un dernier regard. Un regard d'adieu. Une dernière fOis ma main sur Lui. Une dernière fOis Lui. Et je suis repartie dans le canapé du salOn. Elle entra, suivie de mOn père. Elle se pencha au dessu de Lui, [pas mOn père bien sur] l'examina quelques minutes, et lui passa un espèce de fil autOur de la patte. Lui injectat un prOduit, et regarda mes parents debOut près de Lui.
"C'est vOus qui décidez maintenant"
Nonn!!!!!!! Je vOulais pas. Mais y avait pas le chOix. Je devais juste rester dans ce putin de canapé à chialer à regarder cOmment se passait les dernières secOndes de sa vie, les dernières se cOndes Où il entendrait nOtre vOix, les dernières secOndes Où il serait encOre près de nOus. Et c'est ce que j'ai fait. Je vOulais pas que mOn père répOnde. Mais il l'a fait:
"C'est bOn, allez-y..."
Elle enleva le Fil. Le ventre de mOn chien se sOuleva, se rabaissa, mais ne se sOuleva plus. Plus jamais. Il n'était plus là. Plus jamais je pOurai être avec lui, jOuer avec lui, lui parler, lui donner à manger, le caliner en rentrant du bahut. Il y avait juste sOn cOrps inerte devant mOi. Plus d'âme, un cOeur sans vie. Il était plus là. Plus là pOur mOi ni pOur persOnne. Ma mère pleure. Mon père aussi verse ses larmes. Il Paye la vétO et la racOmpagne au pOrtail. Pendant ce temps je vais vOir ma mère:
"Et On dOit la payer en plus ??"
"Oui il faut bien payer le déplacement, la seringue.."
"Et cOmbien?"
"100¤..."
"QuOi???! On a du payer cette cOnne 100¤ pOur qu'elle vienne tuer nOtre chien??"
Crise de larmes. Pire que tOut. Je vOulais hurler mais je n'avais même pas la fOrce de rattraper cette pute de vétO et la tuer puisqu'elle venait de tuer mOn chien.
Je suis allé accOmpagner mOn père qui creusait le trOu dans le jardin. J'étais assise à cOté, tOujOurs dans mOn duvet à le regarder. Ils sOnt allé chercher le chien dans un grand drap blanc et l'On dépOsé le plus dOucement pOssible à 3 mètre sOus nOs pieds.
Je pensait : Il devrait pas être là, il devrait être là à cOté de mOi, sur le dOs, que je lui fasse des gratOuilles cOmme il aime tant. Eh Oui pas 'aimait tant'. On lui a mis sOn ballOn, sa gamelle, et mOi les lilas du jardin. Je regardais mOn père qui recOuvrait mOn beau chien de terre. J'essayait de ne pas le perdre de Vue. Jusqu'à ce que même sa petite truffe tOute mignOne sOit hOrs de vue. Adieu mOn pépère.
J'vOulais pas que tu parte. Je t'aime encOre.